Septembre 2026 : Office 2021 s’arrête dans un mois, faux patrons par IA et facture Microsoft 365 en hausse

La rentrée 2026 apporte une échéance très concrète pour vos postes de travail : Office 2021 cesse d’être protégé le 13 octobre. Ce mois-ci, nous faisons aussi le point sur les fuites de données qui alimentent des emails piégés de plus en plus crédibles, sur l’arnaque au faux dirigeant version intelligence artificielle, et sur la nouvelle grille tarifaire Microsoft 365 qui s’appliquera à votre prochain renouvellement. Le tout en langage simple, avec ce qu’il faut faire dans votre entreprise.

Fin de maintenance Office 2021 le 13 octobre 2026 : plus aucune mise à jour

À compter du 13 octobre 2026, Microsoft ne fournira plus de mises à jour de sécurité ni d’assistance pour Office 2021 (Word, Excel, Outlook, PowerPoint, Access, et la version entreprise dite LTSC 2021). Contrairement aux anciennes versions, aucun sursis payant n’est prévu : la coupure est nette. Les logiciels continueront de s’ouvrir, mais chaque nouvelle faille découverte restera ouverte pour toujours, et un simple fichier Excel piégé reçu par email peut alors devenir la porte d’entrée d’un rançongiciel (virus qui chiffre vos fichiers et réclame une rançon). Le même jour, Windows 11 version 24H2 (édition Pro) cesse lui aussi d’être maintenu et doit être mis à jour vers la version 25H2. Si vous êtes concerné, il faut envisager rapidement le passage d’Office 2021 vers Microsoft 365 (ou Office 2024, maintenu jusqu’en octobre 2029).

Autres dates à retenir :

• Windows Server 2016 (le système de vos serveurs) : fin de support le 12 janvier 2027, migration vers Windows Server 2022 ou supérieur à planifier.
• Déjà terminés : Windows 10 et Office 2016/2019 (octobre 2025), serveurs de messagerie Exchange 2016/2019 (octobre 2025), SQL Server 2016 (14 juillet 2026).

Notre conseil : Nous auditons gratuitement votre parc pour repérer les postes encore sous Office 2021, Windows 11 24H2 ou Windows Server 2016, puis planifions le passage vers Microsoft 365 et la migration de vos serveurs sans interruption de votre activité : demander l’audit gratuit.


45 % des Français prévenus d’une fuite de leurs données : le phishing devient sur-mesure

Selon le bilan publié le 15 septembre 2026 par Cybermalveillance.gouv.fr à l’occasion du Cybermois d’octobre, près d’un Français sur deux (45 %) a déjà été prévenu qu’une de ses données personnelles avait fuité, contre 30 % un an plus tôt. L’hameçonnage (phishing : faux email ou SMS qui imite une banque, un fournisseur, un service public) reste la menace numéro un, rencontrée par 53 % des victimes. Le problème pour votre entreprise : ces données volées (nom, email, numéro de client, parfois historique de commandes) sont revendues et servent à fabriquer des messages qui citent de vrais éléments de votre activité, donc bien plus crédibles que les fautes d’orthographe d’autrefois. Un collaborateur qui clique peut ouvrir la porte à un vol d’identifiants Microsoft 365, puis à des fausses factures envoyées depuis votre propre messagerie. La règle simple : aucun email urgent ne doit déclencher un clic ou un paiement sans vérification par un autre canal (téléphone connu, pas celui du message).

Notre conseil : Activez la double authentification sur tous vos comptes Microsoft 365 si ce n’est pas déjà fait, et complétez votre antivirus par une surveillance continue des postes et de la messagerie (ESET EDR/MDR, y compris la nuit et le week-end). Nous proposons aussi une formation d’une demi-journée pour apprendre à vos équipes à reconnaître un email piégé.


Voix clonée pour moins de 50 euros : l’arnaque au faux patron passe à l’IA

60 % des PME françaises déclarent avoir subi au moins une tentative de fraude sur les douze derniers mois, selon le baromètre fraude 2026 d’Allianz Trade et Odoxa publié le 21 septembre. Dans 40 % des cas, au moins une tentative a abouti, et 76 % des dirigeants estiment que l’intelligence artificielle aggrave le risque. En avril 2026, la Banque de France elle-même a dû alerter après la diffusion de fausses vidéos de son gouverneur générées par IA (deepfake : image ou voix truquée par ordinateur, quasiment indétectable). Concrètement pour votre entreprise : avec quelques secondes de votre voix trouvées dans une vidéo LinkedIn ou un message vocal, un escroc peut appeler votre comptable en imitant parfaitement votre timbre et exiger un virement urgent et confidentiel. Le coût pour l’attaquant est inférieur à 50 euros, ce qui rend les petites structures rentables à viser. La parade classique, rappeler le dirigeant, ne suffit plus si c’est l’escroc qui appelle. Seule une procédure écrite protège : tout virement inhabituel doit être validé par deux personnes, avec rappel sur un numéro déjà connu, jamais celui fourni dans la demande. Le même baromètre montre que seules 30 % des entreprises forment leurs collaborateurs et que 13 % seulement disposent d’un plan d’urgence en cas de tentative de fraude.

Notre conseil : Depuis votre portail One iNano, vous pouvez souscrire à l’option de sensibilisation au phishing pour vos équipes, avec des cas réels et une procédure de validation des virements à afficher dans votre service comptable.


Microsoft 365 : la hausse de juillet 2026 arrive à votre prochain renouvellement

Depuis le 1er juillet 2026, Microsoft applique une nouvelle grille tarifaire à ses abonnements professionnels Microsoft 365. Les forfaits les plus courants en PME sont concernés : Business Basic environ +17 % et Business Standard environ +12 %, tandis que Business Premium conserve son prix. Bonne nouvelle : si vous êtes sous engagement annuel, votre tarif actuel est maintenu jusqu’à la date de renouvellement, la hausse ne s’applique pas en cours de contrat. En échange, Microsoft intègre Copilot Chat (un assistant IA basique dans Word, Excel et Outlook), mais le vrai Copilot complet reste une option payante à part. C’est le bon moment pour vérifier vos licences : comptes d’anciens salariés encore facturés, forfaits trop élevés pour certains usages, ou au contraire intérêt de passer en Business Premium puisque l’écart de prix avec le Standard se réduit.

Notre conseil : Nous passons en revue vos licences Microsoft 365 avant votre date de renouvellement pour supprimer les comptes inutiles, ajuster chaque forfait au besoin réel de chaque collaborateur et, si c’est pertinent, basculer vers Business Premium pour renforcer votre sécurité sans faire exploser le budget.

Le conseil NANORESEAUX du mois

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